2 posts tagged “livres”
Aujourd'hui, je suis allée dans une librairie, en ville, car je voulais feuilleter, en vrai, des livres sur la céramique que j'avais repérés sur Amazon.
Déception, la librairie n'avait que deux ouvrages fort moyens sur le sujet. Du coup, comme j'avais un peu de temps, je me suis autorisée un arrêt au rayon des livres d'art, juste par curiosité.
Me voilà attirée par un carnet de croquis de Corot,
(pas mal et pas cher, mais je ne suis pas là pour acheter !), je le remet à sa place et suis intriguée par un livre sur le plaisir du dessin, (sympa, mais je ne suis toujours pas là pour acheter !) je le repose après l'avoir feuilleté, quand je tombe sur une rétrospective de Mucha (affreusement tentante, à retenir pour se la faire offrir pour la St valentin, la fête des mères, mon anniversaire ou pour un truc à se faire pardonner... Car, vous l'aurez compris, je ne suis toujours pas là pour acheter).
Je range donc le bouquin à regret, quand mon regard est littéralement happé par un titre (que j'avais déjà entendu mais que je pensais être celui d'un roman) et sa couverture. Face à cette provocation du destin (voir ma note intitulée Belles Liseuses), craquage (craquement, craquite, crack, Krakoukac...) en règle et me voilà sur l'arbre à livres avec ma dernière acquisition et ma réponse au défi n°4 : Mon principal prescripteur, en la matière, est le bien nommé COUP DE COEUR.
Un petit mot, tout de même, sur l'objet du délit. Au travers de toiles de maîtres ou de photos, représentant diverses liseuses ou autres lectrices, l'auteur retrace l'histoire singulière des femmes et de leurs lectures et de la place qui leurs était faite dans la société.
Ayant, du mal à ne serait-ce que jeter un livre, le concept même de l'autodafé me dépasse. Il faut en être arriver à un degré rare de sottise et de barbarie, pour se livrer à un acte aussi vain, mesquin et stupide. Pourtant l'autodafé en soi a un mérite, et non des moindres ; celui de prouver, d'affirmer, l'incroyable pouvoir des livres et la terreur qu'il inspire aux tyrans, aux régimes totalitaires et aux intégristes. Les livres, en effet, sont généralement leurs premières victimes et les autodafés ne sont souvent que les prémices, hélas, d'actes encore plus atroces. Les livres proscrits qui ont échappés au carnage deviennent alors des symboles d'une résistance silencieuse et obstinée, et à travers leur préservation et leur transmission, des parcelles de liberté.