Aujourd'hui, je suis allée dans une librairie, en ville, car je voulais feuilleter, en vrai, des livres sur la céramique que j'avais repérés sur Amazon.
Déception, la librairie n'avait que deux ouvrages fort moyens sur le sujet. Du coup, comme j'avais un peu de temps, je me suis autorisée un arrêt au rayon des livres d'art, juste par curiosité.
Me voilà attirée par un carnet de croquis de Corot,
(pas mal et pas cher, mais je ne suis pas là pour acheter !), je le remet à sa place et suis intriguée par un livre sur le plaisir du dessin, (sympa, mais je ne suis toujours pas là pour acheter !) je le repose après l'avoir feuilleté, quand je tombe sur une rétrospective de Mucha (affreusement tentante, à retenir pour se la faire offrir pour la St valentin, la fête des mères, mon anniversaire ou pour un truc à se faire pardonner... Car, vous l'aurez compris, je ne suis toujours pas là pour acheter).
Je range donc le bouquin à regret, quand mon regard est littéralement happé par un titre (que j'avais déjà entendu mais que je pensais être celui d'un roman) et sa couverture. Face à cette provocation du destin (voir ma note intitulée Belles Liseuses), craquage (craquement, craquite, crack, Krakoukac...) en règle et me voilà sur l'arbre à livres avec ma dernière acquisition et ma réponse au défi n°4 : Mon principal prescripteur, en la matière, est le bien nommé COUP DE COEUR.
Un petit mot, tout de même, sur l'objet du délit. Au travers de toiles de maîtres ou de photos, représentant diverses liseuses ou autres lectrices, l'auteur retrace l'histoire singulière des femmes et de leurs lectures et de la place qui leurs était faite dans la société.
Pour alimenter aussi bien l'Arbre à livres que le nouveau groupe de Patrick, Collections et Hobbies, j'ai décidé de partager avec vous le morceau préféré de ma bibliothèque, celui que je désire le plus étoffer : Mes recueils de contes et légendes. J'en ai d'autres, que je n'ai trouvé sur Amazon, il s'agit de : Contes nègres de Cuba, par L.Cabrera (Gallimard) ; Contes et légendes de Provence (Maxi Livres) ; Légendes du Cotentin Par C. Pithois. J'ai aussi quelques livres sur les Mythes, peut être feront ils l'objet d'une prochaine note.
Où lire est une folie douce…
Le bistrot est presque vide, je commande un café crème. Il fait un beau soleil de mars, presque chaud à travers la vitre.
Dans la rue les passants vont et viennent, ils flânent, ou se pressent.
Je feuillette le livre que je viens d‘acheter. Un mot par ci par là, juste comme ça, une phrase, puis deux… Le barman m’amène mon café crème.
Je pose le livre. Je met un sucre, il s’enfonce dans la crème. Je mélange. Je goûte une gorgée. Il est brûlant, comme j’aime.
Sur la table, le livre me fait de l’œil, je le reprends. Un phrase par ci, une phrase par là…
Petit à petit le soleil devient plus méditerranéen, la rue plus sèche, les passants affairés font place à quelques chats assoiffés, le bistrot se dissout.
La place est déserte et la fontaine sans eau. Un drame se joue, une procession arrive, il prient le retour de la source. Mais ce n’est pas Dieu qui la leur rendra. Non, il faut d’abord qu’ils paient leur silence égoïste.
L’amour, la haine, le remord ont pris visage humain. C’est un combat qu’ils se livrent aujourd’hui. Avant que l’eau jaillissent, ce sont les secrets qui doivent émerger et le couteau tourner dans la plaie.
C’est l’heure de vérité, c’est l’heure de la justice, c’est l’heure de ma pause.
Hein ?
« Excusez, moi », c’est le barman, « j‘ai fini mon service, pouvez-vous me régler ? ».
Je règle, mon café crème est froid, dehors le soleil a faibli.